Aller au contenu principal
Pour vous, par nousPour vous, par nous
Notre appel
Notre appel

Défendons l'école publique

Fermer des classes aujourd'hui, c'est ouvrir des cellules de prison dans vingt ans.

Appel à nos élus pour défendre les enfants de la République et du Pays Haut

« Ouvrir une école aujourd'hui, c'est fermer une prison dans vingt ans. »

– Louis-Charles Jourdan

Fermer des classes aujourd'hui, c'est risquer de construire les cellules de demain.

Dans le Pays Haut, plusieurs fermetures et fusions de classes sont envisagées dans le cadre de la carte scolaire 2026. Villerupt, Mont-Saint-Martin, Longwy, Herserange, Longlaville ou encore Villers-la-Montagne sont concernés. Derrière ces chiffres et ces décisions, il y a des centaines de familles directement touchées, et une inquiétude largement partagée.

L'exemple de Villerupt est parlant, parce qu'il reflète une réalité plus large du territoire. La population y augmente, le nombre d'enfants aussi, avec 271 enfants supplémentaires ces dernières années. Le territoire grandit, rajeunit – et pourtant, des classes sont menacées. Ce décalage entre la réalité du terrain et les décisions envisagées interroge.

Les critères appliqués aujourd'hui sont les mêmes partout, sans tenir compte des réalités locales. Appliquer des règles identiques à des situations différentes, ce n'est pas garantir l'égalité : c'est produire de l'inégalité. Ce décalage nourrit, depuis des années, un sentiment de déconnexion entre les habitants et les décisions prises par ceux d'en haut, éloignés des réalités du terrain et qui n'en subissent pas les conséquences.

Cette singularité est pourtant évidente. Plus de 30 000 travailleurs de notre territoire traversent chaque jour la frontière vers le Luxembourg. Le Pays Haut attire, évolue, se transforme. Il a le potentiel d'être l'un des territoires les plus dynamiques de notre pays, en lien direct avec le Luxembourg, avec lequel nous entretenons une interdépendance réelle et qui ne peut fonctionner correctement sans nous.

Et c'est là que le paradoxe apparaît : on justifie les fermetures par une baisse démographique, alors même que ces décisions contribuent à l'accentuer. L'État finit ainsi par créer ce qu'il prétend combattre. C'est une forme de prophétie autoréalisatrice : moins de classes, moins de familles, moins d'élèves – et, à terme, encore moins d'écoles.

Beaucoup d'enfants du territoire ont été formés dans ces écoles. À Villerupt, comme ailleurs, elles ont posé les fondations de nombreux parcours.

Pour certains – et j'en fais partie – à l'école primaire Joliot-Curie, ces années comptent encore aujourd'hui. Elles portent une promesse simple : un enfant d'ici peut réussir, indépendamment de sa condition sociale, pourvu que l'école soit là.

L'éducation n'est pas un poste que l'on ajuste à la marge. Elle est notre bien commun le plus précieux, celui sur lequel tout repose.

À force de fragiliser l'école publique, c'est plus que l'école que l'on fragilise. C'est le contrat social lui-même qui se fissure. Et avec lui, l'idée que chacun peut trouver sa place, quels que soient son origine ou ses moyens.

Le risque est alors clair : celui d'une école à deux vitesses, d'une nouvelle rupture de l'égalité, et d'un glissement progressif vers des logiques de privatisation.

La loi elle-même le rappelle, dès la première phrase du Code de l'éducation – comme un symbole : l'éducation est la première priorité nationale. Pourtant, dans les faits, il semble qu'elle devienne l'une des dernières priorités.

Des solutions existent, relevant du bon sens. C'est dans cet esprit qu'un courrier a été adressé au Directeur académique des services de l'Éducation nationale, afin de porter ces propositions et de faire remonter la réalité du terrain.

« Toute lutte, tout acquis social commence par le bas. N'attendons pas tout des hautes sphères. »

– Marc Tullii, Président de l'association « Pour vous, par nous »

+7,4%

Croissance démographique à Villerupt (2011-2022)

271

Enfants de plus (0-14 ans) à Villerupt

6

Communes menacées par des fermetures

30 000

Travailleurs frontaliers chaque jour

Nos propositions

01

Moratoire

Ne pas fermer de classes dans les communes où le nombre d'enfants augmente sur une période de dix ans. Lorsqu'un territoire grandit dans la durée, il est logique que l'école suive cette dynamique.

02

Diagnostic territorial

Conduire une véritable étude d'impact à l'échelle du territoire. Un bassin frontalier ne peut être analysé comme n'importe quel autre.

03

Place des élus locaux

Renforcer la place des élus locaux dans le processus de décision, notamment au sein du Conseil départemental de l'Éducation nationale, en renforçant leur nombre au sein du collège.

04

Maintien des moyens

Maintenir les moyens sur le territoire, en les redéployant vers les écoles qui en ont le plus besoin. Les postes libérés doivent rester ici et continuer à servir les élèves d'aujourd'hui.

Ce sujet dépasse les clivages. Il touche à quelque chose d'essentiel : nos enfants, et donc notre avenir.

Les dernières élections municipales ont porté des attentes fortes en matière de jeunesse, de renouveau et de changement. Voici une occasion concrète de leur donner un sens.

J'en appelle aux maires, aux conseillers départementaux, aux parlementaires, ainsi qu'au prochain président ou à la prochaine présidente de la Communauté de communes du Pays Haut Val d'Alzette, et à tous ceux qui portent la responsabilité de nos territoires :

01

Qu'ils prennent position publiquementcontre le sacrifice de l'éducation de nos enfants.

02

Qu'ils interviennent auprès du DASEN 54 afin de faire valoir les spécificités du territoire.

03

Qu'ils défendent une approche différenciée pour notre bassin frontalier.

04

Qu'une réunion publique soit organisée, ouverte à tous les citoyens du territoire.

« Nous étions les enfants d'hier. Nous avons aujourd'hui l'avenir de nos cadets entre les mains. Alors, ne participons pas à construire les prisons de demain. »

— Marc Tullii, Président de l'association « Pour vous, par nous »

Créons le rapport de force

En soutenant les enfants, les parents d'élèves, les enseignants, les syndicats et tous ceux mobilisés dans cette lutte.

0

Soutiens

Derniers soutiens

Soyez le premier à soutenir l'appel